En bref
- Primes Habitation : le régime temporaire s'est arrêté le 30 septembre 2026.
- Rénopack : prêt à taux zéro pour les ménages des catégories de revenus C1, C2 et C3 qui occupent leur logement, avec 45 %, 35 % ou 10 % du montant que vous ne remboursez pas, et 5 points de plus avec des écomatériaux.
- Rénoprêt : prêt à taux préférentiel, à taux zéro dans certaines situations, pour la catégorie C4, les propriétaires-bailleurs et les copropriétés.
- Plafonds : 75 000 € pour une maison unifamiliale, 60 000 € pour un appartement.
- Conditions : un audit logement de moins d'un an, et un saut de label PEB (G ou F vers D au minimum, E vers C au minimum).
- Calendrier : régime en vigueur depuis le 1er octobre 2026 ; dispositif pleinement opérationnel au début de 2027 selon la SWCS.
- À faire maintenant : audit, devis détaillés, documents de revenus. Pas de travaux ni d'acompte avant la signature du contrat de crédit.
Ce qui a changé le 1er octobre 2026
Pendant des années, la Wallonie a soutenu la rénovation des logements par des primes. Le principe était simple : vous faisiez réaliser les travaux, vous introduisiez votre dossier, et la Région versait un montant calculé selon le poste et selon vos revenus. Le dernier régime de ce type, un régime temporaire ouvert le 14 février 2025, s'est arrêté le 30 septembre 2026. Il fallait introduire au plus tard à cette date une demande complète, facture finale comprise : un audit simplement commandé ne suffisait pas.
Depuis le 1er octobre 2026, la logique a changé de fond en comble. La Région ne verse plus une somme après coup : elle finance votre projet en amont par un prêt, et, pour les ménages aux revenus modestes et moyens, une partie de ce prêt n'est pas à rembourser. Wallonie.be parle d'un prêt à taux zéro « assorti d'une réduction du montant à rembourser assimilable à une subvention ». Concrètement, l'aide n'arrive plus sur votre compte une fois les travaux payés : elle est intégrée au financement dès le départ.
Deuxième changement : le dispositif cible les logements les plus énergivores. Il faut partir d'un label PEB G, F ou E et viser un saut de label précis. Troisième changement : l'audit logement redevient la porte d'entrée. Sans audit réalisé ou actualisé dans l'année qui précède la demande, pas de prêt, sauf exception prévue pour la catégorie C1. Quatrième changement : le financement porte sur l'ensemble des travaux éligibles du projet, et non poste par poste comme du temps des primes.
Deux régimes, deux jeux de règles
- Ancien régime (14/02/2025 – 30/09/2026) : des primes par poste de travaux, versées après les travaux sur dossier complet, facture finale comprise, au plus tard le 30 septembre 2026. Depuis le 14 février 2025, la toiture et les combles étaient dispensés d'audit préalable. Les montants publiés pour ce régime ne s'appliquent plus à aucun nouveau dossier.
- Nouveau régime (depuis le 01/10/2026) : le Rénopack ou le Rénoprêt, un audit logement de moins d'un an, un saut de label PEB et des plafonds par logement.
Si vous lisez encore ailleurs des montants « par mètre carré » ou des barèmes par catégorie de revenus R1 à R4, ils décrivent l'ancien régime. Ils ne vous serviront plus à rien pour un projet lancé aujourd'hui. Pour le suivi d'un dossier de prime déjà introduit, adressez-vous au Service public de Wallonie, qui le traite. Si vous aviez introduit une demande de prêt à la SWCS sous l'ancien régime, la SWCS indique que ses équipes poursuivent le traitement de ces dossiers, un volume qui représente encore plusieurs semaines d'instruction.
Attention aussi au nom. « Rénopack » désignait déjà un prêt de la SWCS avant la réforme. Le Rénopack dont parle cette page est celui du régime entré en vigueur le 1er octobre 2026, avec ses propres catégories de revenus, ses propres pourcentages et ses propres plafonds. Quand un artisan, une banque ou un site vous parle de Rénopack, vérifiez de quel régime il s'agit.
Rénopack ou Rénoprêt : lequel vous concerne ?
Les deux prêts financent la même chose, la rénovation de votre logement, mais ils ne s'adressent pas aux mêmes personnes. La question à vous poser tient en deux points : occupez-vous le logement, et quels sont les revenus de votre ménage ?
| Critère | Rénopack | Rénoprêt |
|---|---|---|
| Pour qui | Ménages des catégories C1, C2 et C3 (revenus de référence jusqu'à 67 100 €) | Notamment les ménages de catégorie C4 (67 100,01 € à 122 800 €), les propriétaires-bailleurs et les associations de copropriétaires |
| Occupation | Vous êtes titulaire d'un droit réel sur le logement et vous l'occupez, au plus tard dans les 24 mois suivant l'octroi du prêt | Ouvert aux bailleurs et aux copropriétés |
| Exclusions | Pas accessible aux multipropriétaires ; selon la SWCS, ni à qui possède un autre logement ou perçoit des revenus locatifs | — |
| Taux | 0 % | Taux préférentiel par rapport au marché ; 0 % dans certaines situations (adaptation au handicap, travaux après une catastrophe naturelle, parties communes des copropriétés) |
| Part non remboursée | 45 %, 35 % ou 10 % selon la catégorie, +5 points avec écomatériaux | Aucune |
| Plafond | 75 000 € par maison unifamiliale, 60 000 € par appartement | Mêmes plafonds par logement ; pour les parties communes d'une copropriété, jusqu'à 60 000 € par logement, avec un plafond global de 600 000 € (moins de 20 lots) ou de 750 000 € (20 lots ou plus) |
Sources : Wallonie.be (17/07/2026, mis à jour le 25/09/2026) et SWCS (30/09/2026).
Quelques cas concrets pour vous situer. Vous êtes propriétaire de la maison que vous habitez et les revenus de votre ménage, après déduction de 5 000 € par personne à charge, ne dépassent pas 67 100 € : c'est le Rénopack, le plus avantageux des deux. Vos revenus se situent entre 67 100,01 € et 122 800 € : c'est le Rénoprêt. Vous louez un bien à un locataire : c'est le Rénoprêt, puisque le Rénopack est réservé aux personnes qui occupent le logement concerné par les travaux. Vous habitez un appartement en copropriété : vos parties privatives peuvent être financées par le Rénopack ou le Rénoprêt selon vos revenus, et les travaux des parties communes passent par un Rénoprêt de l'association des copropriétaires.
Vous êtes locataire ? Le Rénopack demande d'être titulaire d'un droit réel sur le logement, comme la pleine propriété ou l'usufruit. Un locataire ne peut donc pas l'obtenir pour le logement qu'il loue ; c'est à son propriétaire de se tourner vers le Rénoprêt.
Catégories de revenus : quelle part vous ne remboursez pas
C'est le cœur du dispositif. Votre catégorie de revenus fixe le taux de votre prêt et la part que vous ne remboursez pas. Les montants ci-dessous sont ceux publiés par la Région, indexés au 1er janvier 2026. Ils portent sur les revenus imposables globalement (RIG) de référence de votre ménage, diminués de 5 000 € par personne à charge.
| Catégorie | Revenus de référence | Taux | Part non remboursée | Avec écomatériaux |
|---|---|---|---|---|
| C1 | Jusqu'à 28 900 € | 0 % | 45 % | 50 % |
| C2 | De 28 900,01 € à 41 100 € | 0 % | 35 % | 40 % |
| C3 | De 41 100,01 € à 67 100 € | 0 % | 10 % | 15 % |
| C4 | De 67 100,01 € à 122 800 € | Taux préférentiel (Rénoprêt) | 0 % | — |
Sources : Wallonie.be, qui présente directement les taux majorés (50 %, 40 %, 15 %, « majoration comprise de 5 % pour l'utilisation d'écomatériaux ») ; SWCS, qui détaille les taux de base (45 %, 35 %, 10 %) et la majoration de 5 % lorsque des écomatériaux ou des matériaux biosourcés sont utilisés pour l'ensemble des travaux d'enveloppe.
Deux précisions comptent pour votre budget. D'abord, la réduction s'applique uniquement sur les travaux éligibles prévus par le dispositif, et non sur l'ensemble des dépenses liées au projet. Si vous profitez du chantier pour des aménagements de confort ou de décoration qui ne figurent pas parmi les travaux éligibles, cette partie ne bénéficie pas de la réduction. Ensuite, la majoration « écomatériaux » vise l'ensemble des travaux d'enveloppe : isolation, toiture, murs, châssis. Choisir un isolant biosourcé pour un seul poste ne suffit pas si le reste de l'enveloppe utilise des matériaux classiques.
Pour connaître votre catégorie, partez de votre dernier avertissement-extrait de rôle : il indique vos revenus imposables globalement. Retirez 5 000 € par personne à charge. L'organisme prêteur précise l'année de revenus prise en compte au moment de la demande : vérifiez-la avec lui avant de bâtir votre plan de financement.
Plafonds : jusqu'où le prêt peut aller
Le montant que vous pouvez emprunter dépend du type de logement. Pour une maison unifamiliale, le plafond est porté à 75 000 €, contre 60 000 € auparavant. Pour un appartement, chaque logement peut bénéficier d'un financement Rénopack ou Rénoprêt allant jusqu'à 60 000 € pour ses parties privatives, à condition que les revenus du ménage demandeur ne dépassent pas 122 800 €.
Pour les parties communes d'un immeuble, les associations de copropriétaires peuvent obtenir un Rénoprêt à taux zéro pouvant atteindre 60 000 € par logement, dans la limite d'un plafond global de 600 000 € pour une copropriété de moins de 20 lots, et de 750 000 € pour une copropriété de 20 lots ou plus. Ces travaux doivent s'appuyer sur un audit spécifique aux immeubles à appartements.
Bonne nouvelle pour votre budget : l'audit logement fait partie des investissements qui peuvent être financés. Son coût peut donc être intégré au montant du prêt au lieu de rester une dépense à part.
Les conditions du logement : label PEB et audit
Un saut de label PEB obligatoire
Le nouveau régime vise en priorité les logements les plus énergivores. Les travaux financés doivent permettre :
- à un logement classé G ou F d'atteindre au minimum le label D ;
- à un logement classé E d'atteindre au minimum le label C.
Des dérogations peuvent être accordées lorsque l'atteinte du label requis est impossible pour des raisons techniques, fonctionnelles ou économiques dûment justifiées. Si votre logement est dans ce cas, renseignez-vous auprès de l'organisme prêteur avant de dimensionner le projet.
Ce saut de label change la manière de penser un chantier. Sous l'ancien régime, on pouvait demander une prime pour un seul poste, des châssis ou une isolation de toiture, sans lien avec la performance globale du logement. Désormais, c'est le résultat qui compte : passer de F à D demande généralement de combiner plusieurs interventions, souvent l'isolation de la toiture, des murs ou du sol, le remplacement des châssis et l'amélioration du chauffage. Un devis isolé, poste par poste, ne suffit plus à monter un dossier solide ; il faut une vision d'ensemble.
Les critères publiés visent les logements labellisés E, F ou G. Si votre logement affiche déjà un label D ou meilleur, vérifiez auprès de la SWCS ou d'un Guichet Énergie Wallonie s'il entre dans le dispositif avant de bâtir votre projet sur ce financement.
Un audit logement de moins d'un an
Le rapport d'audit logement doit avoir été réalisé ou actualisé au maximum un an avant l'introduction de la demande. C'est lui qui établit le label de départ, qui identifie les travaux utiles et qui montre que votre projet atteint le label visé. Si vous avez fait réaliser un audit il y a dix-huit mois, faites-le actualiser avant d'introduire votre dossier.
Une exception existe pour les ménages de catégorie C1 qui n'ont pas d'audit récent : le label PEB peut alors être estimé dans le cadre de l'expertise réalisée par l'organisme prêteur. La même possibilité s'applique aux ménages qui introduisent simultanément une demande de Rénopack et d'Accesspack. Dans tous les autres cas, prévoyez l'audit en premier.
Le coût de l'audit peut être intégré au financement. Il n'y a donc plus de raison de le reporter : c'est la première dépense de votre projet, et c'est elle qui conditionne toutes les autres.
Quels travaux sont financés ?
L'aide est calculée sur l'ensemble des travaux éligibles du projet, et non poste par poste. Parmi les exemples cités par la Région figurent la toiture, l'isolation, les châssis et le chauffage. Les travaux s'appuient sur l'audit logement, qui couvre les interventions liées à la sécurité, à la salubrité et à la performance énergétique du logement. Le Rénoprêt peut aussi couvrir d'autres travaux, comme l'adaptation du logement à un handicap ou la remise en état après une inondation.
Ce que cela signifie pour vous, poste par poste :
- Isolation de la toiture, des murs ou du sol : c'est le levier principal pour gagner des classes de label, et elle fait partie des exemples cités par la Région.
- Toiture : citée par la Région ; quand vous refaites une couverture, profitez-en pour isoler, c'est souvent le moment où l'isolation coûte le moins cher à mettre en œuvre.
- Châssis : cités par la Région ; le gain réel dépend de l'état de l'isolation des murs autour, d'où l'intérêt d'un projet cohérent.
- Chauffage : cité par la Région ; vérifiez dans votre audit quel système est recommandé pour votre logement, par exemple une pompe à chaleur une fois l'enveloppe isolée.
- Panneaux solaires, ventilation et autres postes : ils ne figurent pas dans les exemples publiés ; vérifiez dans votre audit et auprès de l'organisme prêteur s'ils entrent dans vos travaux éligibles.
Un point à garder en tête : la réduction ne porte que sur les travaux éligibles prévus par le dispositif. Les dépenses purement décoratives ou de confort qui ne figurent pas dans votre audit restent à votre charge, même si elles sont réalisées pendant le même chantier. Demandez donc à vos artisans des devis qui séparent clairement les postes éligibles des autres : ce détail vous fera gagner un temps précieux au moment du dossier.
Exemple de calcul chiffré
La formule est la même pour toutes les catégories du Rénopack :
Part non remboursée = montant des travaux éligibles × pourcentage de votre catégorie
Montant à rembourser = montant financé − part non remboursée, à taux 0 %.
Les trois exemples ci-dessous sont illustratifs : les montants de travaux sont hypothétiques, seuls les pourcentages et les plafonds proviennent des sources officielles.
Exemple 1 : maison classée F, ménage de catégorie C2
Une famille occupe une maison unifamiliale classée F. Ses revenus de référence, après déduction de 5 000 € par enfant à charge, la placent en catégorie C2. L'audit recommande d'isoler la toiture et les murs et de remplacer les châssis pour atteindre le label D. Total des travaux éligibles : 42 000 €.
- Part non remboursée : 42 000 € × 35 % = 14 700 €
- Montant à rembourser : 42 000 € − 14 700 € = 27 300 €, à taux 0 %
- Si l'ensemble des travaux d'enveloppe utilise des écomatériaux : 42 000 € × 40 % = 16 800 € non remboursés, soit 25 200 € à rembourser.
Exemple 2 : appartement classé E, ménage de catégorie C1
Une personne seule occupe un appartement classé E, avec des revenus qui la placent en catégorie C1. Les travaux dans ses parties privatives, pour atteindre le label C, s'élèvent à 30 000 €.
- Part non remboursée : 30 000 € × 45 % = 13 500 €
- Montant à rembourser : 16 500 €, à taux 0 %
Exemple 3 : maison classée G, ménage de catégorie C4
Un couple aux revenus de référence de 85 000 € rénove la maison qu'il habite, classée G, pour 60 000 € de travaux éligibles. Il relève du Rénoprêt : pas de part non remboursée, mais un taux préférentiel par rapport aux conditions du marché. Il rembourse les 60 000 € avec les intérêts au taux fixé par l'organisme prêteur.
Les pages officielles consultées ne précisent ni la durée de remboursement ni les mensualités : ce sont l'offre et le contrat de crédit de l'organisme prêteur qui les fixent. Ne bâtissez pas votre budget sur une mensualité qu'un vendeur vous aurait annoncée de mémoire.
Les démarches, étape par étape
- Situez votre logement et votre ménage. Retrouvez votre certificat PEB si vous en avez un, et calculez votre catégorie de revenus à partir de votre avertissement-extrait de rôle, moins 5 000 € par personne à charge.
- Faites réaliser ou actualiser l'audit logement. Il doit dater de moins d'un an au moment de la demande. Son coût peut être intégré au financement.
- Demandez des devis détaillés pour les travaux recommandés par l'audit : quantités, matériaux, performances (résistance thermique des isolants, coefficient des châssis), postes éligibles séparés des autres, TVA. La SWCS cite les devis parmi les documents à préparer.
- Rassemblez votre dossier. La SWCS recommande de préparer dès maintenant l'audit de moins d'un an, les devis, les permis éventuels et les documents de revenus du ménage.
- Préinscrivez-vous si vous le souhaitez. La préinscription sur la plateforme de la SWCS permet uniquement d'être recontacté par ses équipes. Elle ne constitue pas une demande officielle d'aide et ne garantit aucun droit.
- Introduisez la demande auprès de la SWCS, via sa plateforme AppiCrédit ou l'un de ses guichets agréés, ou auprès du Fonds du Logement de Wallonie selon votre situation, dès que les modalités d'introduction sont ouvertes.
- Signez le contrat de crédit, puis lancez les travaux. Selon la SWCS, les travaux ne peuvent pas débuter avant la signature du contrat de crédit, et aucun acompte ne peut être versé avant cette date.
Vous n'êtes pas seul pour préparer tout cela. Le dispositif s'appuie sur des services existants : la Société wallonne du Crédit social (SWCS), le Fonds du Logement de Wallonie, les Guichets Énergie Wallonie, les Espaces Wallonie et les plateformes locales de rénovation énergétique. La Région prévoit trois niveaux d'accompagnement : l'information et le premier conseil, l'accompagnement personnalisé pour préparer le projet, le financement et les démarches, et un accompagnement approfondi qui peut aller jusqu'au suivi des travaux.
Contacts officiels
- SWCS : 078 15 80 08 · contact@swcs.be
- Fonds du Logement de Wallonie : 071 20 77 00
Calendrier : où en est-on ?
- 14 février 2025 : ouverture du régime temporaire des Primes Habitation.
- 17 juillet 2026 : la Région publie les règles du nouveau régime, mises à jour le 25 septembre 2026.
- 30 septembre 2026 : fin des Primes Habitation.
- 1er octobre 2026 : entrée en vigueur du Rénopack et du Rénoprêt.
- Début 2027 : selon la SWCS (30 septembre 2026), les modalités d'introduction des demandes sont en cours de finalisation et le dispositif devrait être pleinement opérationnel au début de l'année 2027.
- 1er janvier 2028 : la future Agence wallonne de l'Habitation pilotera le dispositif, avec des outils communs, un système d'agrément des opérateurs et une couverture territoriale élargie.
Cette période de mise en route n'est pas du temps perdu, au contraire. Les ménages qui auront leur audit en main, des devis détaillés et leurs documents de revenus prêts seront les premiers à pouvoir introduire un dossier complet. Les autres commenceront à chercher un auditeur et des artisans au moment où tout le monde les cherchera.
Les erreurs qui coûtent le financement
Les pièges du nouveau régime tiennent souvent à un détail de calendrier ou de paperasse. Voici ceux à éviter.
- Commencer les travaux ou verser un acompte trop tôt. Les travaux ne peuvent pas débuter avant la signature du contrat de crédit, et aucun acompte ne peut être versé avant cette date. Un artisan qui vous presse de signer un bon de commande avec acompte « pour bloquer la date » vous fait prendre un risque réel. Demandez des devis, comparez-les, mais ne versez rien avant le contrat.
- Un audit trop ancien. L'audit doit avoir été réalisé ou actualisé au maximum un an avant la demande. Un audit de 2025 risque d'être périmé au moment où les demandes s'ouvriront pleinement : vérifiez sa date.
- Un projet qui n'atteint pas le label visé. Remplacer seulement les châssis d'une maison classée G ne suffira en général pas à la faire monter en D. Bâtissez le projet à partir des recommandations de l'audit.
- Se tromper de prêt. Le Rénopack est réservé aux ménages des catégories C1 à C3 qui occupent le logement. Un propriétaire-bailleur ou un multipropriétaire se tourne vers le Rénoprêt.
- Des devis trop vagues. Un forfait global du type « rénovation complète : 38 000 € » ne permet ni de distinguer les postes éligibles, ni de vérifier les performances des matériaux. Exigez le détail : quantités, matériaux, épaisseurs, performances, TVA.
- Compter sur l'ancien barème. Les montants « par mètre carré » ou par catégorie R1 à R4 que l'on trouve encore en ligne décrivent un régime clos. Ils ne s'appliquent à aucun nouveau dossier.
- Confondre l'ancien et le nouveau Rénopack. Le nom existait avant la réforme. Vérifiez toujours que les conditions qu'on vous présente sont celles du régime en vigueur depuis le 1er octobre 2026.
- Croire à un montant garanti. L'octroi d'un Rénopack ou d'un Rénoprêt dépend de la SWCS ou du Fonds du Logement de Wallonie, pas d'un vendeur. Méfiez-vous de toute offre qui vous promet un montant d'aide garanti ou qui vous pousse à signer vite. Pour aller plus loin, lisez notre article sur les arnaques apparues après la fin des primes.
Pourquoi demander vos devis dès maintenant
Le nouveau régime récompense les ménages préparés. Votre dossier reposera sur trois pièces que vous pouvez réunir dès aujourd'hui : l'audit logement, les devis des travaux et les documents de revenus. Des trois, les devis sont souvent ceux qui prennent le plus de temps, parce qu'il faut trouver des artisans disponibles, organiser les visites et comparer des propositions qui ne chiffrent pas toujours la même chose.
Commencer maintenant vous donne trois avantages concrets :
- Du temps pour comparer. Deux devis pour la même isolation de toiture peuvent différer par l'isolant, l'épaisseur, la gestion de la sous-toiture ou la finition. Avec quelques semaines devant vous, vous pouvez poser les bonnes questions et ajuster le projet.
- Un projet aligné sur l'audit. Des devis établis à partir des recommandations de l'audit montrent clairement que vos travaux visent le bon label, ce qui facilite la constitution du dossier.
- Une place dans le planning des artisans. Les bons artisans ont souvent un planning chargé. Un devis accepté au bon moment, après la signature de votre contrat de crédit, vous évite de repartir de zéro.
C'est exactement ce que fait notre service : vous décrivez votre projet une seule fois, et nous transmettons votre demande à des professionnels de votre région. Vous recevez des devis détaillés, gratuitement et sans engagement, que vous pouvez joindre à votre dossier. Aucun acompte ne vous est demandé par notre intermédiaire.
Information sur le crédit. Lesprosdemaville.be n'est ni prêteur ni intermédiaire de crédit : nous informons et nous orientons, nous ne conseillons pas de crédit. La demande de Rénopack ou de Rénoprêt se fait auprès de la SWCS ou du Fonds du Logement de Wallonie, qui décident de l'octroi et fixent les conditions de votre contrat. Attention, emprunter de l'argent coûte aussi de l'argent.
Par type de travaux
Chaque poste a ses propres points de vigilance. Nos pages dédiées vous aident à préparer des devis comparables, et nos guides détaillent ce que prévoyait l'ancien régime et ce qui change.
Isolation
Toiture, murs, sol : le levier principal pour gagner des classes de label.
Toiture
Une couverture à refaire est le bon moment pour isoler du même coup.
Châssis et portes
Un gain réel quand l'isolation des murs suit : pensez projet global.
Pompe à chaleur
Le chauffage figure parmi les exemples cités par la Région ; le système se choisit d'après l'audit.
Panneaux solaires
Absents des exemples publiés : vérifiez dans votre audit et auprès du prêteur.
Et à Bruxelles ou en Flandre ?
Le Rénopack et le Rénoprêt sont des dispositifs de la Région wallonne. À Bruxelles, les aides à la rénovation relèvent du programme RENOLUTION de Bruxelles Environnement : vérifiez leurs conditions en vigueur sur renolution.brussels. En Flandre, les aides relèvent de la Région flamande : consultez son portail officiel. Nous ne publions pas ici de montants pour ces Régions tant que nous ne les avons pas vérifiés à la source officielle.
Sources et méthode
Chaque chiffre réglementaire de cette page provient d'une source officielle, citée dans le texte et listée en bas de page : la page de la Région wallonne consacrée au nouveau régime (publiée le 17 juillet 2026, mise à jour le 25 septembre 2026) et la page de la SWCS consacrée à la réforme (30 septembre 2026). Les informations ont été vérifiées le 31/10/2026. Nous les revérifierons à l'ouverture des demandes à la SWCS, et au plus tard le 15 janvier 2027. Les montants de travaux des exemples sont hypothétiques ; seuls les pourcentages, les seuils de revenus et les plafonds sont officiels.